Ensemble pichet et bassin Imari en porcelaine anglaise Ironstone China cruche et bol du début du XXe – Déco rétro
Ensemble pichet et bassin Imari en porcelaine anglaise Ironstone China – Porcelaines de collection
Les deux objets sont décorés de motifs floraux rouge de fer, bleu cobalt, et or sur fond blanc, avec estampilles couronnées Ironstone China sur parchemin.
Le pichet (numéroté 29 et 7) est facetté, renflé, à balustre, à large bec, et anse verte et jaune représentant un dragon, à tête de lion et écailles.
Le bassin ou bol (numéroté 14 et 4) est large, facetté, à bord jaune pâle.
Porcelaine d’Imari
La porcelaine d’Imari désigne un lieu de production de céramique japonaise, réalisées dans l’ancienne province de Hizen sur l’île de Kyūshū, dans les fours de la ville d’Arita.
Jusqu’à la fin du XVIIIe siècle les porcelaines de cette province sont regroupées et exportées depuis le port d’Imari qui donne son nom à cette production.
Les potiers chinois réfugiés au Japon ont introduit des techniques raffinées de porcelaine et d’émaux dans les fours d’Arita.
Jusqu’en 1757, les fours d’Arita ont produit et exporté des quantités énormes de porcelaine en Europe et en Asie.
La Compagnie néerlandaise des Indes orientales, Verenigde Oost-Indishe Compagnie, a pesé sur l’orientation des décors.
Elle a contribué à l’émergence d’un style destiné principalement à satisfaire en Europe, une clientèle aristocratique plus friande de magnificence que de représentations symboliques.
Ainsi, ces décors « européanisés » sont restés, très inspirés des grandes traditions de la spiritualité asiatique.
Ce style va prendre le nom de son port d’exportation, Imari.
Le style kinrande
Le style kinrande se reconnaît à ses trois couleurs dominantes : le bleu cobalt, le rouge de fer tirant sur le safran et le fond blanc de la porcelaine ; le tout rehaussé d’or.
Le registre iconographique, très floral, intègre des éléments issus du règne animal et du monde minéral.
L’effet brocart souvent obtenu, à la fois par les motifs, par le jeu des couleurs et par la composition, ne pouvait que flatter les cours européennes.
Le style Imari
Le style Imari a été très copié.
D’abord par les Chinois, lorsqu’ils reprennent les affaires avec les Occidentaux, depuis l’isolement du Japon, vers la fin du XVIIe et le début du XVIIIe siècle.
On parle alors d’« Imari chinois », ou plus généralement de porcelaine dite « de la compagnie des Indes », car l’Imari n’est pas le seul décor, loin de là, produit par les Chinois.
Mais ce sont les Anglais qui lui réservent le meilleur accueil. Toutes les poteries du royaume, principalement du Staffordshire, se mettent à l’heure du style Imari à la fin du XVIIIe siècle.
Le siècle suivant voit naître une profusion de décors imarisants souvent d’une grande originalité, ce qui explique l’exceptionnelle popularité au Royaume-Uni.
Ensemble de porcelaines anciennes de collection, pichet à eau et son bassin, en très bon état ; aucun fêle.
- Cruche et bol
- Porcelaine anglaise
- Ironstone China
- Déco rétro
- Bassin : Ø 31 x 12 cm
- Poids : 2.800 kg
- Pichet : 25 x 19 x 24 cm
- Poids : 2 kg