Panier ikebana japonais en vannerie de bambou et bois, avec vase de céramique noire – Période Shōwa – Objet culturel – Collection japonaise
Panier ikebana japonais délicatement tressé par un maître-vannier, en bambou nuancé de bruns foncés, avec une anse en bois tortueux et noueux, type sarment de vigne, en 4 parties distinctes..
Le vase intérieur est en céramique noire, annelée sur la moitié supérieure ; le fond est de couleur argile rouge-brune.
L’ikebana 生け花, également connu sous le nom de kadō 華道/花道, « la voie des fleurs » ou « l’art de faire vivre les fleurs », est un art traditionnel japonais fondé sur la composition florale.
Ikebana en excellent état, le vase est parfait, sans fêle.
Ikebana
Alors que les Occidentaux tentent d’accentuer la quantité et les couleurs des fleurs, portant leur attention essentiellement sur la beauté de la fleur, les Japonais accentuent l’aspect linéaire de l’arrangement.
Ils ont développé un art qui valorise aussi bien le vase, les tiges, les feuilles et les branches que la fleur elle-même.
La structure complète de l’arrangement floral japonais est axée sur trois points principaux symbolisant le ciel, la terre et l’humanité à travers les trois piliers, asymétrie, espace et profondeur.
Le terme « ikebana » est forgé au début du XVIe siècle, lorsqu’il est devenu une pratique artistique codifiée et répandue parmi la noblesse, avec ses spécialistes et ses diverses écoles.
Le changement le plus significatif dans l’histoire de l’ikebana advient au XVe siècle, lorsque le shōgun Ashikaga Yoshimasa (1436-1490) dirigeait le Japon.
Il fit bâtir de larges constructions et de petites maisons pour exprimer son amour de la simplicité.
Celles-ci contenaient un tokonoma (alcôve), où les gens pouvaient placer des objets d’art ou des arrangements floraux.
Ce fut à cette période que les règles de l’ikebana furent simplifiées afin que toutes les classes sociales puissent jouir de cet art.
Un style plus simple d’arrangement floral appelé nageire vit le jour à la fin du XVIe siècle, et fut intégré dans la cérémonie du thé.
Dans ce style, les fleurs sont arrangées dans un vase aussi naturellement que possible et quels que soient les matériaux utilisés.
Du fait de cette association avec la cérémonie du thé, ce style est aussi appelé chabana.
Au même titre que la cérémonie du thé et la calligraphie, l’ikebana était un des arts que les femmes étudiaient traditionnellement à l’école en vue de se marier.
Avec la cérémonie du thé et de l’ikebana : le panier peut être détourné de sa fonction utilitaire pour devenir un objet d’art.
La vannerie japonaise
Jusqu’en 1870 ce sont de simples artisans vanniers qui fabriquent les paniers d’inspiration chinoise.
A partir de cette date, au Japon, une classe aristocratique lettrée et sophistiquée se forme autour de l’Empereur Meiji.
Quand ils se réunissent, ces hôtes raffinés sont fiers de montrer leurs vanneries.
Pour satisfaire cette clientèle d’esthètes, les artisans japonais se surpassent.
Très rapidement, les vanniers vont se libérer des modèles traditionnels et inventer leurs propres formes.
Ils cherchent à s’affranchir de la condition d’artisan anonyme, pour accéder au statut d’artiste et imposer leur identité.
Hayakawa Shokosai est le premier à signer ses œuvres vers 1880.
Des lignées souvent familiales se mettent en place et les maitres artisans participent aux expositions japonaises et internationales.
Aujourd’hui, les arrangements floraux sont considérés comme l’un des trois arts traditionnels japonais.
Les japonais ont un très grand respect pour les maitres-vanniers souvent élevés au grade de Trésors nationaux vivants.
Un maitre-vannier apprend son art en 5 à 10 ans.
- Japon
- Période Shōwa
- Fabrication traditionnelle japonaise
- Panier ikebana et vase
- Objet culturel de collection rare
- Vase : 12 x 11 x 30.5 cm
- Panier : 20 x 17 x 51 cm
- Poids : 1.484 kg