Poupée Kachina à plumes aux oreilles plates Tasap Mana en bois Hopi

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Poupée Kachina à plumes aux oreilles plates Tasap Mana en bois mort sculpté polychrome sur socle noir – Culture amérindienne Hopi – 10 x 9.5 x 34.5 cm – 0.400 kg

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Poupée Kachina à plumes aux oreilles plates Tasap Mana en bois mort sculpté polychrome sur socle noir – Culture amérindienne Hopi

Poupée Kachina à plumes aux oreilles plates pourpres Tasap ManaLa Jeune Fille Navajo – en tenue traditionnelle, authentique objet Amérindien Hopi en bois de peuplier polychrome, datant de la deuxième moitié du XXe siècle.

Elle présente une large bande noire peinte autour des yeux, ornée de cercles blancs et de lignes verticales au centre (évoquant parfois des motifs liés à la pluie ou à la guerre).

Le nez ou la bouche se termine par un bec cylindrique court et proéminent.

Ses deux grandes extensions latérales rectangulaires arrondies, peintes en rouge sombre/bordeaux, rappellent les coiffures traditionnelles en « fleur de courge » (polyini) portées par les jeunes filles Hopis, extensions symbolisant la fertilité.

Le corps est peint dans des tons orange, jaune et noir.

La kachina porte une robe ou une cape traditionnelle (tihu) avec des motifs géométriques en chevrons sur le bas de la jupe, typiques des textiles traditionnels du Sud-Ouest.

Ses bras sont pliés vers l’avant au niveau de la taille.

Elle possède 3 plumes au sommet de la tête : 2 noires et 1 blanche, éléments rituels cruciaux dans la cosmologie Hopi pour porter les prières vers les esprits.

Ces figurines en bois (Tithu) sont les représentations des esprits qui régissent la nature (la pluie, les cultures, les ancêtres).

Elles étaient traditionnellement sculptées par les hommes et offertes aux enfants, en particulier aux jeunes filles, lors des cérémonies rituelles afin de leur enseigner la mythologie et les esprits de la tribu.

Kachina Hopi

Les kachinas sont des esprits dans la mythologie des Indiens Hopi et Zuñi d’Arizona, du Nouveau-Mexique et de l’Arizona, dans le Sud Ouest des États-Unis.

Ces esprits sont censés visiter les villages Hopi au cours de la première moitié de l’année.

Ils peuvent représenter n’importe quoi dans le monde naturel ou le cosmos , un ancêtre vénéré, un élément, un emplacement, une qualité, un phénomène naturel, ou un concept.

Esprits du feu, de la pluie, du serpent, ou encore esprits farceurs et espiègles, ils sont bienfaisants ou malfaisants… Une sorte d’inventaire du monde visible et invisible.

Le terme Kachina fait référence aux danseurs masqués des cérémonies religieuses.

Six mois par an, à l’occasion de fêtes rituelles, ces esprits s’incarnent dans ces danseurs costumés.

Les poupées Kachina sont données en cadeau aux enfants.

Histoire de Kachina

« Les katchina sont les âmes des premiers enfants indigènes, dramatiquement noyés dans une rivière à l’époque des migrations ancestrales. […]

Quand les ancêtres des indiens actuels se furent enfin fixés dans leur village, le mythe rapporte que les katchina venaient chaque année leur rendre visite et qu’en partant, elles emportaient les enfants.

Les indigènes, désespérés de perdre leur progéniture, obtinrent des katchina qu’elles restassent dans l’au-delà, en échange de la promesse de les représenter chaque année au moyen de masques et de danses. »

Pour Claude Lévi-Strauss, ce rite relève de l’initiation, les enfants ne doivent pas reconnaitre leurs parents ou familiers sous les masques de ces esprits venus les récompenser pour leur bonne conduite.

Si les enfants sont exclus de la caste des initiés que sont les parents qui mettent en place la mystification, c’est, explique l’ethnologue, « parce qu’ils sont les katchina […].

Leur place est ailleurs, non pas avec les masques et les vivants, mais avec les Dieux et les morts ; avec les Dieux qui sont morts. Et les morts sont les enfants ».

De non-initiés, les enfants prennent ainsi le rôle de « super-initiés » car la dualité entre initiés et non-initiés appelle la réciprocité et « si ce sont les initiés qui personnifient les fantômes des morts pour épouvanter les novices, c’est à ceux-ci qu’il appartiendra, dans un stade ultérieur du rituel, de les disperser et de prévenir leur retour ».

  • Poupée Hopi
  • Tasap Mana
  • Arizona (USA)
  • Objet rituel Hopi
  • Culture amérindienne
  • Poupée en bois polychrome
  • 10 x 9.5 x 34.5 cm
  • Poids : 0.400 kg

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Poids 0,400 kg
Dimensions 9,5 × 10 × 34,5 cm
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