Grande poupée Kachina à Tabletta en bois léger sculpté polychrome sur socle noir – Culture amérindienne – Style Hopi – USA
Grande poupée Kachina à Tabletta style Hopi (indiens d’Arizona) présentée sur socle en bois noir – Collection ethnique
Authentique poupée Amérindienne en bois de Cottonwood, peuplier de Virginie ou Peuplier noir, datant de la deuxième moitié du XXe siècle.
“Les poupées Kachina sont ce qu’il y a de plus beau au monde.”
Paul Eluard – Lettres à Gala, 1924-1948
Large tabletta au décor géométrique traditionnel, rouge jaune blanc et vert, arches, points et motifs floraux.
Sa tête arrondie est maquillée et arbore un long bec (ou museau).
Ses yeux sont dessinés de traits noirs épais.
Les bras son repliés sur le ventre.
Sa tenue traditionnelle et peinte de motifs géométriques noir, rouge, et jaune.
Elle porte un pantalon rayé noir et blanc et se tient sur un socle en bois noir.
Kachina Hopi
Les kachinas sont des esprits dans la mythologie des Indiens Hopi et Zuñi d’Arizona, du Nouveau-Mexique et de l’Arizona, dans le Sud Ouest des États-Unis.
Ces esprits sont censés visiter les villages Hopi au cours de la première moitié de l’année.
Ils peuvent représenter n’importe quoi dans le monde naturel ou le cosmos , un ancêtre vénéré, un élément, un emplacement, une qualité, un phénomène naturel, ou un concept.
Esprits du feu, de la pluie, du serpent, ou encore esprits farceurs et espiègles, ils sont bienfaisants ou malfaisants…
Une sorte d’inventaire du monde visible et invisible.
Le terme Kachina fait référence aux danseurs masqués des cérémonies religieuses.
Six mois par an, à l’occasion de fêtes rituelles, ces esprits s’incarnent dans ces danseurs costumés.
Les poupées Kachina sont données en cadeau aux enfants.
Les couleurs
La peinture des kachinas est d’importance car les coloris sont associés aux six points cardinaux : le nord est figuré par le jaune, l’ouest par le bleu-vert, le sud par le rouge, l’est par le blanc, le zénith par le noir, le nadir par le multicolore ou le gris.
Un ton peut symboliser la provenance de l’esprit kachina, un autre révèle sa fonction, un troisième témoigne de son appartenance à tel ou tel groupe d’esprits.
Histoire de Kachina
« Les katchina sont les âmes des premiers enfants indigènes, dramatiquement noyés dans une rivière à l’époque des migrations ancestrales. […]
Quand les ancêtres des indiens actuels se furent enfin fixés dans leur village, le mythe rapporte que les katchina venaient chaque année leur rendre visite et qu’en partant, elles emportaient les enfants.
Les indigènes, désespérés de perdre leur progéniture, obtinrent des katchina qu’elles restassent dans l’au-delà, en échange de la promesse de les représenter chaque année au moyen de masques et de danses. »
Pour Claude Lévi-Strauss, ce rite relève de l’initiation, les enfants ne doivent pas reconnaitre leurs parents ou familiers sous les masques de ces esprits venus les récompenser pour leur bonne conduite.
Si les enfants sont exclus de la caste des initiés que sont les parents qui mettent en place la mystification, c’est, explique l’ethnologue, « parce qu’ils sont les katchina […].
Leur place est ailleurs, non pas avec les masques et les vivants, mais avec les Dieux et les morts ; avec les Dieux qui sont morts. Et les morts sont les enfants ».
De non-initiés, les enfants prennent ainsi le rôle de « super-initiés » car la dualité entre initiés et non-initiés appelle la réciprocité et…
« si ce sont les initiés qui personnifient les fantômes des morts pour épouvanter les novices, c’est à ceux-ci qu’il appartiendra, dans un stade ultérieur du rituel, de les disperser et de prévenir leur retour ».
- Arizona (USA)
- Objet rituel amérindien
- Style Hopi
- Culture amérindienne
- Poupée en bois polychrome
- 29 x 11.5 x 58 cm
- Poids : 1.185 kg



















